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Quand la bande dessinée se fait poésie : Un album surprenant et sublime

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 02/02/2026 à 12:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Le Chemin derrière la maison n’est pas une bande dessinée que l’on parcourt distraitement : c’est une traversée. Etrange et poétique. Perturbante et élégante. Derrière ce titre d’apparence anodine ne se cache pas un simple sentier, mais un territoire mental aux contours mouvants. Forêt, plage, strates minérales, faune inquiétante, surgissements fantastiques : le paysage se métamorphose sans cesse, comme si la nature elle-même était traversée par des états de conscience instables. Le lecteur avance dans une brume épaisse, oscillant entre rêve et cauchemar, hallucination et souvenir. Ici, la lecture cède le pas à l’expérience : Le Chemin derrière la maison se vit avant de se comprendre.Avec cet album, Jérémie Gasparutto signe un retour marquant au Label 619, dans un grand format qui rend pleinement justice à la puissance de ses planches. L'objet est en effet de toute beauté ! Sa narration, volontairement déstabilisante, refuse le confort d’un récit balisé. Elle exige une disponibilité totale du lecteur, invité à se laisser porter par un dessin d’une grande maîtrise plastique, à la fois organique, inquiétant et profondément habité. Gasparutto n’est pas un inconnu du label — on l’a déjà croisé dans DOGGYBAGS, Heartbreaker ou encore le one-shot Teddy Bear — mais cet ouvrage marque une étape supplémentaire dans son travail de conteur.L’imaginaire foisonnant de Le Chemin derrière la maison ne se contente pas d’illustrer le texte : il le prolonge, le déplace, parfois même le contredit. C’est dans cette tension entre image et narration que l’album trouve sa force. Gasparutto explore les possibilités du médium sans chercher à les rationaliser, rappelant que la bande dessinée peut être un espace de sensations, d’intuitions et de ruptures. À travers cet ouvrage, le Label 619 confirme son rôle de laboratoire exigeant, où l’expérimentation n’est pas un effet de style mais une nécessité artistique.Album non conventionnel par essence, Le Chemin derrière la maison s’adresse à celles et ceux qui acceptent de lâcher prise. Chaque histoire peut être abordée comme un fragment autonome, dans une temporalité propre, à la manière d’un recueil de poèmes visuels. Une œuvre à picorer, à revisiter, à éprouver — et une démonstration éclatante que le neuvième art demeure un champ infini de possibles.Pour les amateurs de BD, de poésie, de voyage, de rêve et de nature.

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Sauvage, un conte élégant et tragique chez Ankama : Une relecture habile et hors des sentiers battus

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 26/01/2026 à 08:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Tout le monde connait le conte de La Belle au Bois Dormant et pourtant dès le 6 février vous pourrez redécouvrir cette histoire éternelle magnifiquement remise au goût du jour par Rosalia Radosti. Point de Maléfique ici, ni même de rouet, nous ne sommes pas chez Disney mais une fable douce-amère et une princesse qui refuse d’entrer dans le conte écrit pour elle.Dans le paisible royaume de Val des Roses, le roi et la reine sont aux anges : leur premier enfant vient de naitre, une petite fille que la reine décide de nommer Sauvage dans l’espoir qu’elle devienne un jour une femme courageuse, forte et libre. La jeune princesse grandit aimée et choyée dans le château multipliant les bêtises et les inconvenances : elle grimpe aux arbres, porte des pantalons et au grand malheur de sa gouvernante salit ses vêtements.A seize ans, elle apprend qu’elle doit songer à se marier et étonnamment la nouvelle la ravit ! Elle est surexcitée à l’idée de trouver le prince charmant mais déchante vite lorsqu’elle rencontre ses prétendants et leurs attentes. Ils sont insipides, prétentieux, en quête d’un trophée à exposer ou d’une servante à gouverner. Les saisons passent, Sauvage désespère de trouver l’amour quand elle croise en forêt un garçon qui n’est pas choqué qu’elle tire à l’arc mieux que lui.Je n’irai pas plus loin mais laissez-moi vous dire que le destin de Sauvage ne vous laissera pas indifférent. Ce premier album de Rosalia Radosti est de toute beauté, raffiné et subtil. Les couleurs sont superbes et le récit nous porte avec Sauvage vers un avenir sombre. Sauvage n’est pas juste l’histoire d’une princesse libérée et combattante, c’est une histoire émouvante de tromperie et d’illusion et n’oubliez pas que l’on ne sait jamais ce que recouvre vraiment un tapis de roses…

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un conte d'urban fantasy, un héritage qui poursuit : Enfin disponible chez Le Livre de Poche

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 23/01/2026 à 08:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Une maison arrive. Elle ne s’installe pas : elle marche. Venue d’un autre continent, d’un autre temps, elle porte sur ses pattes de poulet le poids d’une lignée entière. Pour Bellatine et Isaac Yaga, ce n’est pas un miracle, ni même une chance. C’est un rappel. Un rappel que l’on n’échappe jamais complètement à ce dont on hérite.Frère et sœur séparés par des années de silence, Bellatine et Isaac se retrouvent liés par un legs impossible : une maison vivante, transmise par leur grand-mère Baba Yaga. Avec elle viennent une magie ancienne, une mémoire familiale fragmentée et une menace obscure déterminée à faire disparaître tout ce que la maison conserve. Pour avancer, ils devront voyager, ensemble, produisant le spectacle de marionnettes familial, à travers l’Amérique — et surtout à travers ce qu’ils ont fui. Mais Isaac et Bellatine ne sont eux aussi pas comme les autres, Isaac semble pouvoir changer d'aspect et les mains de Bellatine insuffler la chaleur... Si Isaac s'en accommode dans sa vie d'artiste de rue voleur sur les bords, Bellatine est complexée et ne rêve que d'une vie ordinaire. L'arrivée d'Ombrelongue, un être maléfique assombrit vite notre histoire. GennaRose Nethercott ne modernise pas Baba Yaga : elle la déplace. Le folklore slave devient ici un outil narratif pour parler d’exil, de transmission et de ruptures générationnelles. La magie n’est jamais un simple décor : elle est la forme que prend la mémoire quand elle refuse de se taire. La maison aux pattes de poulet est le cœur symbolique du roman. Elle protège autant qu’elle exige. Elle guide, mais n’obéit jamais. À son image, le passé n’est ni entièrement hostile ni rassurant — il est vivant, mouvant, imprévisible. Le roman s’ancre dans la relation entre Bellatine et Isaac, deux héritiers qui ont choisi des stratégies opposées pour survivre à leur histoire familiale. L’un s’est dissous dans l’errance et l’illusion, l’autre s’est accroché à la création et à l’enracinement. Entre eux : une enfance éclatée, des mots jamais prononcés, une colère qui ne sait plus où se poser. Nethercott excelle à montrer que la magie n’efface rien. Elle exacerbe. Elle force les personnages à regarder ce qu’ils auraient préféré contourner. La réconciliation, ici, n’est ni automatique ni propre : elle se gagne au prix du doute, du renoncement et de la lucidité.  Le roman multiplie les flashbacks pour découvrir le passé des jeunes gens mais aussi celui de la grand-mère mystérieuse, la Baba Yaga. Cela crée quelques longueurs mais l'objectif ici est clair : prendre son temps. Le roman s'attarde, cela peut frustrer mais c'est cohérent. Ce livre parle de ce qui insiste, de ce qui revient, de ce qui ne disparaît pas simplement parce qu’on le voudrait. Le style de La Maison aux pattes de poulet est dense, sensoriel, parfois presque chanté. Nethercott privilégie l’atmosphère à l’efficacité, l’émotion diffuse au spectaculaire. Le rythme épouse celui de la mémoire : irrégulier, chargé, impossible à presser.Vous aimerez ce roman si vous aimez les histoires de Neil Richard Gaiman, le folklore slave, la fantasy contemporaine. La réinvention audacieuse du mythe de Baba Yaga n'est jamais folklorique au sens décoratif et les personnages, traversés par des contradictions crédibles crédibles sont profondément humains et attachants. Mais gardez à l'esprit que ce n’est pas un roman de consommation rapide, mais un texte qui demande qu’on s’y installe — comme dans une maison qui ne cesse de bouger. 

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Un huis-clos fantastique porté par une légende samouraï : Le nouveau one-shot de chez Ankama

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 02/01/2026 à 08:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Ce début d’année commence fort en bande dessinée superbe chez Ankama. Cet album one-shot, scénarisé par Rurik Sallé qui a vécu au Japon et Eric Corbeyran qu’on ne présente plus, nous plonge dans la campagne nippone des années 70. Au dessin le talentueux Jef au trait acéré et détaillé. Mais plongeons dans l’atmosphère particulière de Neige de Sang !L’histoire débute dans la baie de Wakasa, à Shikomi, un village de pêcheurs désormais loin des grands axes et qui se vident peu à peu. Le mois de juillet est étouffant et nous découvrons un jeune couple, Sayori et Takashi, une vieille dame, Makiko, tenancière d’une auberge hors du temps presque vide. Ce matin-là, les nuages s’accumulent et il semble presque faire nuit. Les températures chutent, un vent automnal souffle et personne ne comprend. Le troisième jour, à la surprise de tous les habitants, le soleil ne se lève pas et la neige se met à tomber. Rapidement le village encadré par les montagnes et la mer se retrouve coupé du monde … et un meurtre a lieu. Un villageois est tué à coup de katana ! Quelqu’un profite-il de cette tempête inattendue pour régler ses comptes ? Y-a-t-il un tuer qui rôde ? Les villageois commencent à se soupçonner et se divisent mais Sayori et Takashi enquête et découvre que ces événements pourraient être liés à une tragédie survenue à l’époque Edo.Il y a fort longtemps, le village était un point d’étape sur la route des samouraïs itinérants et une légende transmise de génération est finalement devenue floue. Qui sait quel drame a frappé Shikomi et quelle malédiction les touche désormais ?!Emouvante, l’histoire qui se cache dans cet album est emmenée avec finesse et surtout avec un magistral coup de crayon. C’est beau, tragique et fantastique. Le trait est réaliste et élégant, la colorisation absolument réussie ! Le mystère tombe lorsque la tension atteint son comble pour un final épique.Cet album est à mettre entre toutes les mains d’amateurs du Japon et de fantastique sombre. L'histoire est complète en un volume. Neige de Sang est disponible chez vos libraires dès le 16 janvier !

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10 vidéos conseillées par la rédaction : Second épisode

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 29/10/2025 à 09:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Plus d'un an après, nous vous proposons une seconde volée de vidéos à regarder sur des sujets divers et variéss que cela soit des analyses comme des courts-métrages ou des projets plus humoristiques. De quoi picorer selon vos envies et vos affinités. Laissez-vous tenter par notre sélection qui ne s'embarasse évidemment pas de l'actualité. Attention certaines vidéos ne sont pas tout public.1- Contes à Rebours : Pinocchio de Fabien Campaner et Lucie Card Cette chaîne française tenue par un duo a la tradition de revenir sur des contes très célèbres lors de chaque fin d'année. Et pour 2021, l'heureux élu fut Pinocchio avec une longue analyse revenant autant sur la vie de son créateur, le conte original, sa postérité mais aussi ses nombreuses adaptations en films et séries avec celle de Disney bien évidemment mise en avant. Un dossier complet et passionnant sur le plus célèbre pantin de bois de la pop culture. 2- PUPARIA de Shingo Tamagawa (Très) court-métrage d'animation de 2020 venant du Japon et réalisé en indépendant par Shingo Tamagawa qui aura mis trois ans à venir à bout de cette œuvre sublime. On ne vas pas en dire grand chose tant PUPARIA est un shoot d'animation qui régale nos rétines avec une beauté à tomber dans une ambiance qui se ressent plus qu'elle ne s'explique. Bref, régalez-vous ! 3- The Backrooms (Found Footage) de Kane Pixels Vous prendrez bien un peu de court-métrage horrifique ? The Backrooms est en fait le premier épisode d'une web-série éponyme même si le premier épisode peut se suffire à lui-même. Encore une fois, il est difficile d'en dire plus si ce n'est qu'on retrouve une ambiance à la Slender à savoir l'exploration d'un lieu anxiogène avec une créature semblant vous pourchasser. La réalisation comme l'ambiance sont très soignées avec des décors incroyables. Une réussite que l'on doit au jeune Kane Parsons. 4- Derrière le Masque : Piranha 3D de Romain Houlès Seconde apparition de Romain Houlès dans cette chronique où il décortique les effets de l’excellent film de Alexandre Aja. Entre des anecdotes et des explications très intéressantes sur la conception de Piranha 3D, le vidéaste revient aussi sur la bataille compliquée que dû livrer Aja face aux producteurs et notamment les économies souhaitées sur les effets visuels. 5- Le Retour de Superman du Joueur du Grenier Grand ancien du youtube francophone, le Joueur du Grenier prend sa revanche sur l'effroyable Superman 64 mais propose aussi de revenir sur d'autres jeux mettant en scène l'homme d'acier. Entre ces « tests » corrosifs, l'homme à la chemise propose une mise en scène parallèle étant une double parodie de la Justice League façon Kaamelott. Et ça fonctionne extrêmement bien ! 6- Catégorie III par Le Coin du Bis Durant les années 1990, une folie créatrice s'empara du cinéma hong-gonkais à travers sa fameuse classification Catégorie III repoussant sans cesse les limites en terme de violence, de gore comme de nudité. L'excellente chaîne Le Coin du Bis nous en présente les raisons artistiques comme politiques, les grandes figures mais aussi les films emblématiques. Une vidéo passionnante à ne pas mettre devant tous les yeux néanmoins. 7- Ant-Man et les Classiques de la Science-Fiction par ComiXrayS Chris, passionné de comics de super-héros, nous présente les diverses influences autour du personnage de L'Homme Fourmi. Cela permet d'en apprendre plus sur les origines du personnage mais aussi de voir comment des œuvres telles que Alice au pays des merveilles, L'homme qui rétrécit, Dr Jekyll et Mr Hyde ou encore La Fiancée de Frankenstein ont influencé sa carrière. Un passionnant tour d'horizon avec la contribution du vidéaste Gillus Baggins. 8- Les affiche de films d'horreur – Analyse par Videodrome La vidéaste Sam Cockeye nous propose une passionnante analyse très poussées des affiches de films d'horreur brassant de nombreuses décennies avec des thématiques comme la représentation des genres, les couleurs ou l'utilisation des objets, des parties du corps ou des créatures. Cela permet de rendre compte de cet exercice entre l'art et le marketting offrant une kaléidoscope assez hypnotique d'affiches horrifiques. 9- Histoire et origines du Zombie par Gillus Baggins Gillus Baggings, vidéaste belge, décortique de manière très efficace le zombie à l'écran de ses origines vaudoues à son omniprésence au milieu des années 2010. Il s'amuse à reprendre point par point les recettes incontournables des films de zombie tout en mettant en lumière des classiques incontournables tels que les œuvres de George Romero (La Nuit des morts-vivants en tête) mais aussi Le Retour des morts-vivants ou encore 28 jours plus tard. Instructif et divertissant.  10- Watchmen par Les Chroniques de Vesper Cette vidéo datant de 2014 nous présente la licence Les Gardiens en insistant évidemment sur le comics de Alan Moore et Dave Gibbons tout en explorant l'univers mis en place comme ses personnages iconiques. Mais la vidéaste (en excellent cosplay du Spectre Soyeux) nous parle aussi de son adaptation par Zack Snyder tout en invitant Chris de ComiXrayS afin de nous présenter Before Watchmen.  

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