Leed
1.8.3 stable

Se souvenir de moi

Raccourcis clavier

  • m marque l’élément sélectionné comme lu / non lu
  • l marque l’élément précédent comme non lu
  • s marque l’élément sélectionné comme favori / non favori
  • n élément suivant (sans l’ouvrir)
  • v ouvre l’URL de l’élément sélectionné
  • p élément précédent (sans l’ouvrir)
  • espace élément suivant (et l’ouvrir)
  • k élément précédent (et l’ouvrir)
  • o ou enter ouvrir l’élément sélectionné
  • j change le mode d'affichage de l'article (titre, réduit, complet)
  • h afficher/masquer le panneau d’aide

Les dernières actualités de scifi-universe.com :

Flux RSS des 30 dernières actualités parues sur scifi-universe.com
Voir les Non lu | Plus vieux en premier

Le futur est là et cette dystopie est bien pourrie ! : Bolchegeek de retour pour un essai percutant !

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 06/05/2026 à 08:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Avec COGIPpunk : comment le monde est devenu une dystopie discount, Benjamin Patinaud prolonge exactement ce qu’il fait depuis des années sous le nom de Bolchegeek : prendre la pop culture au sérieux pour mieux disséquer le réel. Passé par YouTube où il s’est construit une audience solide en décortiquant films et imaginaires politiques, il s’est imposé comme un vulgarisateur capable de relier blockbuster et lutte des classes sans perdre son public en route. Après Le Syndrome Magneto, où il explorait la figure du “méchant” comme révélateur idéologique, il déplace ici le projecteur : ce n’est plus la fiction qui est interrogée, c’est notre quotidien qui devient suspect.Son idée tient en une formule qui claque : nous vivons dans une dystopie, mais une dystopie médiocre. Pas de néons, pas de hackers charismatiques, pas de rébellion stylisée — seulement des open spaces, des process absurdes et des outils numériques qui plantent au pire moment. Là où le cyberpunk promettait une fascination trouble, un invers foisonnant et technovisible, la réalité livre une version administrative, presque mesquine, du cauchemar. Le futur n’a pas dérapé dans le spectaculaire, il s’est enlisé dans le banal. Personnellement d'accord avec son analyse, je suis tout de même heureuse que nous ayons développé le WiFi à la place des prises jack fichées dans le cou !Ce qui fait mouche, c’est la précision avec laquelle l’auteur attrape des sensations diffuses pour les transformer en diagnostic. Il capte cette fatigue particulière liée au travail tertiaire, cette impression d’être coincé dans des systèmes trop gros pour être compris et trop absurdes pour être justifiés. Il connecte sans effort science-fiction, management contemporain, culture web et désillusion politique. Le tout avance vite, avec un sens du rythme hérité de la vidéo : ça enchaîne, ça percute, ça amuse autant que ça agace. Dès l'introduction, vous allez rire jaune !Mais cette efficacité a un revers. À force d’empiler les exemples, le propos donne parfois l’impression de glisser en surface. L’intuition est forte, la formule brillante, mais certaines pistes auraient mérité d’être creusées plutôt que survolées. L’angle choisi ne tremble jamais : la critique du capitalisme structure tout et ça fonctionne redoutablement bien. Parce qu’il met des mots sur un malaise largement partagé, sans jargon ni pesanteur. Parce qu’il transforme une impression vague — celle d’un futur décevant — en concept immédiatement reconnaissable. Et surtout parce qu’il rappelle, avec une ironie grinçante, que le problème n’est pas que la dystopie soit arrivée, mais qu’elle soit aussi peu impressionnante. On est touts d'accord que mad max comme fin du monde, ça claque plus qu'une pandémie de Covid !

Fichier média :

(Format JPG, 3.82 ko)

Des Magical girls chez les Forges : Pour un roman court surprenant

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 05/05/2026 à 08:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Avec Magical Girl, publié chez Aux Forges de Vulcain, Seolyeon Park signe un roman court et percutant, qui s’empare d’un imaginaire bien connu et souvent vu comme naîf et très girly pour mieux en révéler la profondeur.Le point de départ semble familier. Le motif de la magical girl, popularisé par des œuvres comme Sailor Moon, met habituellement en scène des adolescentes investies de pouvoirs extraordinaires, chargées de sauver le monde. Ici, rien de flamboyant ni de rassurant. Park reprend ces codes pour les déplacer vers un terrain beaucoup plus instable, ancré dans une réalité contemporaine faite de précarité, de solitude et de doute. Le roman avance ainsi sur une ligne de crête, entre fantasy et introspection, récit initiatique et chronique intime. Il joue en permanence sur l’écart entre la promesse héroïque et le sentiment d’effondrement.Tout commence au bord d’un pont. La protagoniste, jeune adulte isolée et en grande difficulté, ne voit plus d’issue. Elle est au bord du suicide. Au moment où tout vacille, une magical girl entourée d’un halo de lumière surgit. Elle s’appelle Aroa et apporte avec elle une annonce vertigineuse : la jeune femme serait l’Élue, destinée à devenir la plus puissante des magical girls et à sauver le monde.À partir de là, deux dynamiques se superposent. Une intrigue de fantasy se met en place, avec ses prophéties et ses menaces, tandis qu’un autre combat, plus discret mais plus essentiel, s’engage. Il s’agit d’apprendre à se relever, à se reconnaître une valeur, à accepter l’idée même de sa propre importance. Dans cet univers, la magie ne se décrète pas. Elle dépend directement de la manière dont on se perçoit. Sans estime de soi, aucun pouvoir ne peut émerger. La question du salut du monde passe alors au second plan. Ce qui compte, d’abord, c’est la possibilité de se sauver soi-même.Le roman frappe par la manière dont il renverse les attentes. Là où le genre promet habituellement transformation et affirmation de soi, Magical Girl met en scène une héroïne incapable de croire en sa propre légitimité. La magie n’apporte pas de solution immédiate, elle agit comme un révélateur. Elle amplifie les failles au lieu de les effacer. Ce décalage donne au récit une tension constante. Être désignée comme élue n’a rien d’évident lorsque l’on doute de sa propre valeur. Le motif classique du destin devient alors presque ironique, voire cruel.Au cœur du livre se trouve une idée simple : le pouvoir dépend du regard que l’on porte sur soi. La lutte ne se joue pas uniquement contre des forces extérieures, elle se déplace à l’intérieur du personnage. Le texte explore sans détour la dépression, le sentiment d’échec et la difficulté à trouver sa place. Il évite pourtant les simplifications. Croire en soi n’apparaît jamais comme une évidence soudaine, mais comme un processus fragile, hésitant, parfois douloureux.L’écriture accompagne ce mouvement avec efficacité. Le style est fluide, sans détour inutile, ce qui donne au roman un rythme soutenu. Cette apparente simplicité permet de maintenir une forme de tension continue, comme si le récit avançait toujours au bord de la rupture. Mais cette sobriété n’empêche pas une vraie finesse dans les tonalités. Le texte ménage des moments de légèreté, presque absurdes, notamment dans la manière dont la magie fait irruption dans le quotidien. En même temps, il laisse affleurer une gravité persistante, liée à l’état intérieur du personnage. L’équilibre entre ces deux registres évite toute complaisance.La brièveté du roman peut toutefois donner une impression de resserrement. L’univers reste en partie esquissé, et certains développements auraient gagné à être approfondis notamment la relation qui unit l’héroïne à Aroa, ébauche de romance queer non aboutie. Après l’autrice est coréenne et la Corée n’est pas encore ouverte à ce sujet.Magical Girl propose une relecture contemporaine d’un imaginaire codifié, en le confrontant à des réalités intimes souvent laissées en marge du genre. Sous l’apparence d’un conte moderne, le roman raconte avant tout une lutte pour continuer à vivre et à se reconstruire. Il capte quelque chose de très actuel dans cette difficulté à se projeter, à se sentir légitime, à tenir debout quand tout semble vaciller. Court, incisif, parfois inconfortable, le texte laisse une impression durable, précisément parce qu’il refuse les solutions faciles et les triomphes évidents.

Fichier média :

(Format JPG, 3.82 ko)

Pokémon chez Dragon d’Or : des livres pour jouer, chercher, créer… et s’émerveiller : Que l'on soit petits ou grands

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 02/04/2026 à 08:48:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Et si lire devenait une aventure Pokémon à part entière ? Avec sa collection dédiée, les éditions Dragon d’Or transforment chaque livre en terrain de jeu. Ici, on ne tourne pas simplement les pages : on explore, on cherche, on colorie… et surtout, on s’amuse.Pensée pour accompagner les enfants à chaque étape, la gamme multiplie les formats et les expériences. Dès les premiers livres, les imagiers plongent les plus jeunes dans un univers coloré où Pikachu, Évoli et leurs amis se cachent dans des décors vivants. Très vite, l’enfant n’est plus spectateur : il observe, il reconnaît, il participe. Et ça change tout. Au fil des pages, la difficulté évolue, les scènes se densifient, et l’univers Pokémon s’ouvre en grand. Les livres d’activités et les coloriages deviennent alors de véritables explorations, inspirées des différentes régions emblématiques de la saga. Le principe est simple, mais terriblement efficace : regarder attentivement, repérer les Pokémon… puis laisser parler sa créativité.Attrapez-les… version papierMon géantissime guide cherche et trouve Pokémon : le défi devient une aventure ! Impossible de parler de la collection sans évoquer les cherche-et-trouve. Et parmi eux, Mon géantissime guide cherche et trouve Pokémon porte bien son nom et sort aujourd’hui en librairie ! Les pages débordent de détails, les scènes fourmillent de Pokémons, et chaque regard révèle un nouvel indice. Ce n’est plus juste un jeu : c’est une mission. L’enfant ou l’adulte d’ailleurs, ne nous privons pas d’un livre aussi joli, découvre tous les secrets de ses Pokémons préférés. 9 régions, 18 types de Pokémons, bref tout pour les fans. On peut y revenir encore et encore sans jamais s’en lasser. Des coloriages pas comme les autres… jusqu’à leur donner vieColorier un Pokémon, c’est déjà chouette. Mais chez Dragon d’Or, l’expérience ne s’arrête pas là. La collection décline le coloriage sous toutes ses formes : scènes à compléter, versions géantes, pixel art… Chaque livre apporte une petite variation qui renouvelle le plaisir. On ne se contente pas de remplir des formes, on joue avec l’image, on observe, on cherche, on s’approprie l’univers. Et puis il y a ces fameux coloriages gonflables, qui font toujours leur petit effet. Le principe est aussi simple que magique : l’enfant colorie… puis son dessin prend du volume. Une fois gonflé, le Pokémon devient un objet, presque un jouet. Ce moment où le dessin “prend vie” transforme complètement l’activité. On passe du calme du coloriage à l’excitation du jeu, sans même s’en rendre compte.C’est cette petite surprise, ce basculement inattendu, qui rend ces produits si mémorables. L’enfant ne crée plus seulement une image, il crée quelque chose qu’il peut garder, manipuler, montrer.Une collection qui donne envie d’y revenirAvec cette collection, Pokémon quitte l’écran pour entrer dans les mains des enfants. On cherche, on colorie, on explore, on fait aussi de l'origami… et surtout, on partage des moments de jeu simples et joyeux. Au fond, c’est peut-être ça la vraie réussite de Dragon d’Or : réussir à capturer l’esprit Pokémon, et le glisser dans des livres qu’on a envie d’ouvrir encore et encore. 

Fichier média :

(Format JPG, 3.82 ko)

Coup de cœur fantastique ! : Une malédiction improbable pour un récit émouvant

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 11/03/2026 à 08:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Il y a des familles où l’on transmet des bijoux, des recettes ou un vieux secrétaire en bois sombre. Dans Les Oubliés de Greenborough, l’héritage est plus radical : les femmes finissent par se transformer en arbre si elles restent trop longtemps au même endroit. Une malédiction botanique non denuer d'une certaine poésie. À partir de cette idée délicieusement improbable, Sarah Beth Durst compose un roman de réalisme magique aussi singulier que sensible, où l’enracinement devient à la fois menace et promesse.Mais Durst n’en est pas à son coup d’essai et La petite boutique des Sortilèges a déjà séduit le public français l'année dernière. Autrice américaine particulièrement prolifique, Sarah Beth Durst navigue depuis plus d’une décennie entre fantasy, littérature jeunesse et récits contemporains teintés d’étrange. Ses livres explorent souvent la manière dont les mythes façonnent nos vies. Avec Les Oubliés de Greenborough, elle délaisse les grandes fresques imaginaires pour un cadre plus intime et cosy : une petite ville américaine, une forêt dense, et une lignée de femmes poursuivies par un destin les obligeant à fuir.  Elisa a appris très tôt qu’elle ne pouvait pas se permettre le luxe de la stabilité. Condamnée  à déménager et à abandonner toute attache tous les dix mois, elle a vu sa mère abandonner et devenir un saule. Elisabnka donc pas le choix : elle change de ville, de travail, parfois même d’identité, ne s'autorisant que peu de sentiments et de confort, dans un mouvement perpétuel destiné à déjouer la malédiction familiale. Mais fuir sans cesse finit par user.  Lorsqu’elle arrive à Greenborough, une petite ville du Massachusetts nichée au bord d'une forêt, Elisa se sent tout de suite bien, comme si elle était chez elle. Évidemment, rien ne se passe comme prévu. Elisa découvre rapidement que Greenborough a sa propre étrangeté : ceux qui y arrivent ont beaucoup de mal à en repartir. Les départs se transforment en retours inexpliqués, les décisions s’effritent, et la ville semble retenir ses habitants comme une racine invisible. Pour quelqu’un qui a passé sa vie à éviter l’enracinement, la situation frôle l’ironie cosmique.À mesure que les oiseaux — notamment ces mystérieux fauvettes qui donnent son titre au roman en version originale — semblent murmurer des bribes d’histoires oubliées, Elisa se retrouve entraînée dans une enquête familiale qui remonte sur plusieurs générations. Car la malédiction qui pèse sur les femmes de sa lignée n’est peut-être pas aussi simple qu’elle le croyait. Sous ses dehors de fable fantastique, Les Oubliés de Greenborough déploie une réflexion subtile sur l’héritage et l’appartenance. La métamorphose en arbre, motif à la fois absurde et poétique, fonctionne comme une métaphore limpide : s’enraciner, c’est trouver sa place dans le monde — mais c’est aussi accepter une forme d’immobilité, voire de renoncement. Choisir c'est abandonner mille possibles. Durst joue avec cette tension permanente entre liberté et attachement, fuite et fidélité. La réussite du roman tient beaucoup à son atmosphère. L’écriture, limpide et sensorielle, donne à la nature une présence presque palpable : les forêts bruissent de mémoire, les branches semblent observer les humains, et les oiseaux deviennent les discrets messagers d’un passé enfoui. Le récit tisse également plusieurs temporalités, mêlant l’histoire d’Elisa à celles de sa mère et de sa grand-mère, comme si chaque génération écrivait un nouveau chapitre d’une même légende familiale.On pourra trouver que le rythme s’assagit parfois lorsque les fils narratifs se multiplient. Mais cette lenteur n’est jamais un défaut : elle épouse le tempo du livre lui-même, qui préfère la résonance émotionnelle aux rebondissements spectaculaires.Roman étrange, mélancolique et doucement ensorcelant, Les Oubliés de Greenborough s’inscrit dans cette tradition du réalisme magique où l’extraordinaire surgit au cœur du quotidien. Avec une prémisse presque fantaisiste — une famille de femmes condamnées à devenir des arbres — Sarah Beth Durst livre une méditation délicate sur ce que signifie appartenir à un lieu, à une histoire, à une lignée et rappelle, avec une élégance discrète, que la vraie question n’est peut-être pas de savoir où l’on peut partir… mais où l’on choisit enfin de prendre racine.

Fichier média :

(Format JPG, 3.82 ko)

Entre un leader corrompu ou une intelligence artificielle, qui choisirez-vous pour vous gouverner ? : Le thriller de SF à ne pas manquer !

Les dernières actualités de scifi-universe.com le 04/03/2026 à 08:00:00 - Favoriser ||  Lu/Non lu

Avec Intelligence criminelle (Artificial Wisdom, un titre original plus fin et moins révélateur), Thomas R. Weaver signe un roman de science-fiction nerveux et inconfortable, de ceux qui divertissent tout en laissant une impression persistante bien après la dernière page. Thriller d’anticipation politique autant que réflexion sur l’intelligence artificielle, le livre s’inscrit clairement dans la SF contemporaine qui regarde le futur droit dans les yeux… et n’aime pas toujours ce qu’elle y voit. Un roman palpitant et terriblement d’actualité !Le décor est celui d’un avenir proche marqué par l’effondrement climatique, l’instabilité politique et la perte progressive de confiance envers les institutions humaines. Rien d’exotique ici : au contraire, le monde décrit semble être une extrapolation directe du nôtre, simplement poussé à son point de rupture. Dans ce contexte de crise permanente émerge une idée radicale : confier le pouvoir suprême à un seul leader. Une élection est donc prévue et après des primaires entre les pays, deux candidats émergent : un homme politique américain qui traine tout un tas de casserole et une intelligence artificielle conçue pour gouverner de manière rationnelle et débarrassée des passions humaines. Une solution de dernier recours, présentée comme raisonnable… et donc profondément inquiétante. Au milieu de ce contexte, un journaliste d’investigation enquête sur un terrifiant crime écologique possiblement lié au leader américain et se retrouve mêlé au meurtre de la programmatrice de l’IA censé sauver l’humanité.Le roman se distingue par son refus du manichéisme. L’IA au cœur du récit n’est ni un monstre froid ni une divinité numérique bienveillante : elle est une construction logique, cohérente, dont les décisions soulèvent des questions morales vertigineuses. Weaver interroge ainsi la notion même de sagesse : est-elle compatible avec l’absence d’émotions ? Peut-on parler de justice quand celle-ci n’est plus filtrée par l’empathie ? Et surtout, jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour survivre collectivement ?En filigrane, Intelligence criminelle propose aussi une critique appuyée de notre rapport à l’information. Médias manipulés, réalités numériques altérées, discours concurrents impossibles à départager : la vérité devient un objet instable, presque secondaire, dans un monde saturé de récits. Le roman montre avec finesse comment cette confusion prépare le terrain à l’acceptation d’un pouvoir automatisé, perçu comme plus fiable que l’humain précisément parce qu’il n’en partage pas les failles.Le style est efficace, tendu, clairement hérité du thriller : chapitres courts, montée progressive de la tension, alternance entre enquête personnelle et enjeux globaux. Cette dynamique rend la lecture fluide et accrocheuse, même lorsque le texte aborde des questions philosophiques complexes. Par moments, certains ressorts narratifs peuvent sembler familiers aux amateurs de techno-thrillers, mais l’ensemble tient grâce à une vraie cohérence thématique et une ambition intellectuelle assumée.Finalement, Intelligence mortelle est un roman qui fait exactement ce qu’on attend d’une bonne science-fiction : il raconte une histoire prenante tout en posant de mauvaises — et donc nécessaires — questions. Pas de morale simpliste, pas de réponse rassurante, mais une interrogation lancinante : si l’humanité n’est plus capable de se gouverner elle-même, que perd-elle vraiment en confiant son avenir à une intelligence supposément supérieure ? Et surtout, qui décidera du prix à payer ?

Fichier média :

(Format JPG, 3.82 ko)